L'État Congolais
vend du
vent
à 70M$
Le gouvernement congolais lance une opération de charme en sollicitant un prêt de 70 millions USD auprès des opérateurs économiques, masquant des promesses alléchantes dans une adjudication des obligations du Trésor. Avec un taux d'intérêt de 9 % sur un an et six mois, l'État tente de vendre son plan comme une aubaine. Mais qui peut vraiment croire en cette manœuvre ?
Comme le dit l'écrivain Maudit, eh oui, personne ne sait qu'il est aussi un économiste certifié, avéré, confiant, qualifié, outillé pour l'amour de l'argent, car cet argent ne fait jamais le bonheur de tout homme sérieux. Le vrai bonheur se trouve toujours dans l'argent qu'on n'a pas, l'argent qu'on espère avoir un jour pour acheter le paradis de Dieu et fuir l'enfer de Satan. Hélas, personne ne l'aura, du moins pour l'instant.
Et donc, l'écrivain Maudit, du haut de sa transe, embrasse aisément les théories économiques ; il vit d'économie comme il boit. C'est lui qui nous dira, avec son naturel état en lutte constante contre la sobriété, que dans un monde de fous, l'ivresse devrait être la suprême intelligence.
❝ « L'État, c'est comme Dieu. C'est papa, c'est maman. Qui a déjà prêté à Dieu ou à l'un de ses parents et a reçu l'argent facilement en retour ? Qui ? » — L'Écrivain Maudit
Mais avant de chercher le kiki partout, parlons de choses sérieuses ! Des choses sérieuses comme la confiance, le climat des affaires, et ce panier de la ménagère qui ne fait qu'ennerver. Prenons d'abord la confiance : qu'en est-il vraiment ? Si, par malheur, l'État ne parvient pas à honorer ses engagements — ce qui est fort probable — notre cadre macroéconomique, déjà bancal, sera de plus en plus instable.
Pensez à l'exemple du prix de la bière, qui varie selon les endroits et les humeurs des gens, sans parler des tarifs de transport ou des prix des hôtels (ah !), parfois exagérés par ici, mais passons. Qui sera alors tenu responsable ? À quand remonte la dernière fois où l'on n'a pas été déçu par ses promesses ?
Dans un pays où les véritables acteurs économiques semblent toujours « ivres d'absence », comment espérer que 70 millions USD séduisent les investisseurs ? Les soumissions devront être déposées en accord avec cette audace gouvernementale, mais le vrai test sera de voir si les opérateurs, confiants dans cette signature, vont mordre à l'hameçon.
En fin de compte, les promesses de remboursement fixées au 13 août 2027 résonnent comme une mise en scène. Les opérateurs économiques répondront-ils vraiment à cet appel ? Ou le gouvernement vendra-t-il encore du vent, dans un marché où la méfiance est reine ? L'avenir nous le dira.
